1 réflexion sur “La grossophobie ordinaire et intériorisée (y compris dans la communauté + size)”
Salut.
Je viens de découvrir ton site. Je ne sais s’ il est toujours actif en 2020. Mais bon, je vais laisser quand même un petit message.
Tout d’abord merci. Merci d’exister, de te battre contre l’absurdité de ce monde qui fera toujours passer le paraître avant l’être.
Je suis toute seule. J’ai souffert depuis toute jeune de mon apparence boulotte, qui au fil du temps, de la haine et du rejet des « normaux » à mon égard, s’est transformé en obésité. Je prends soin de mon corps, depuis peu j’ose me dire femme, avant je me définissais comme un monstre , puisque les gens me l’avaient craché tant de fois en pleine face. J’ aimerais me faire un petit réseau d’ami(e)s , une famille de cœur, puisque la mienne ne ma jamais acceptée ni aimée comme la nature m’a hélas faite. Mais voilà, dans mon département de l’ALLIER (03) , c’est le désert, pas d’associations, de groupes de paroles pour gros et grosses. Pas de soutiens. Pour les alcooliques, il y a des lieux où on peut se réunir, échanger, témoigner, se soutenir, trouver des parrains d’abstinence, etc… Mais pour les obèses de toutes classes, rien. Je veux sortir de ma solitude, de ma prison, partager, échanger, rire, aimer, être aimée. Les quelques personnes( du sexe féminin) qui me connaissent se demandent bien pourquoi je n’ai pas de chéri, d’homme dans ma vie, car pour elles, je suis belle, voluptueuse, sexy, drôle, mutine, intelligente de cœur et d’esprit, etc… Leurs compliments sont bien gentils, mais, je ne les croirais que s’ils étaient prononcés par un homme. Et je pense qu’aucun homme ne me les dira jamais doucement à mon oreille, car je suis toujours convaincue que ces messieurs ne voient pas avec le cœur. J’ai 40 ans, je ne sais pas ce que cela fait d’être aimée, désirée, respectée, choyée. Je ne connais même pas la sensation délicieuse que l’on doit ressentir quand quelqu’un qui vous aime vous embrasse tendrement sur les lèvres . C’est une douleur atroce ce manque d’amour, et j’ose le dire de sexualité. Quel homme voudra m’aimer toute entière avec mes « blessures de guerres »? C’est une bouteille à la mer que je lance, un S.O.S. Et je pense que c’est peine perdue…
Salut.
Je viens de découvrir ton site. Je ne sais s’ il est toujours actif en 2020. Mais bon, je vais laisser quand même un petit message.
Tout d’abord merci. Merci d’exister, de te battre contre l’absurdité de ce monde qui fera toujours passer le paraître avant l’être.
Je suis toute seule. J’ai souffert depuis toute jeune de mon apparence boulotte, qui au fil du temps, de la haine et du rejet des « normaux » à mon égard, s’est transformé en obésité. Je prends soin de mon corps, depuis peu j’ose me dire femme, avant je me définissais comme un monstre , puisque les gens me l’avaient craché tant de fois en pleine face. J’ aimerais me faire un petit réseau d’ami(e)s , une famille de cœur, puisque la mienne ne ma jamais acceptée ni aimée comme la nature m’a hélas faite. Mais voilà, dans mon département de l’ALLIER (03) , c’est le désert, pas d’associations, de groupes de paroles pour gros et grosses. Pas de soutiens. Pour les alcooliques, il y a des lieux où on peut se réunir, échanger, témoigner, se soutenir, trouver des parrains d’abstinence, etc… Mais pour les obèses de toutes classes, rien. Je veux sortir de ma solitude, de ma prison, partager, échanger, rire, aimer, être aimée. Les quelques personnes( du sexe féminin) qui me connaissent se demandent bien pourquoi je n’ai pas de chéri, d’homme dans ma vie, car pour elles, je suis belle, voluptueuse, sexy, drôle, mutine, intelligente de cœur et d’esprit, etc… Leurs compliments sont bien gentils, mais, je ne les croirais que s’ils étaient prononcés par un homme. Et je pense qu’aucun homme ne me les dira jamais doucement à mon oreille, car je suis toujours convaincue que ces messieurs ne voient pas avec le cœur. J’ai 40 ans, je ne sais pas ce que cela fait d’être aimée, désirée, respectée, choyée. Je ne connais même pas la sensation délicieuse que l’on doit ressentir quand quelqu’un qui vous aime vous embrasse tendrement sur les lèvres . C’est une douleur atroce ce manque d’amour, et j’ose le dire de sexualité. Quel homme voudra m’aimer toute entière avec mes « blessures de guerres »? C’est une bouteille à la mer que je lance, un S.O.S. Et je pense que c’est peine perdue…