Catégorie : autisme

S’aimer differement (autiste asperger)

[J’ai écris cette article quand j’étais en cours de diagnostic, quand le psy m’avais dit qu’on était presque sur et que j’essayais de réaliser, et que j’essayer d’assumer une certaine « difference », depuis  j’ai recu un diagnostic d’autiste asperger]

Depuis quelques semaines je rédige un article sur des questions qu’on me pose souvent « comment s’accepter, s’aimer ». J’ai essayé de parler de mes expériences, mais je ne suis pas très complexée physiquement, comme tout le monde quoi, mais je ne me met pas de barrière de ce coté là. Mes complexes je n’en parle pas souvent, c’est difficile à comprendre, mais c’est peut être le moment d’écrire la dessus. Déjà ça peut aider à  comprendre l’article qui viens, ensuite d’un point de vu personnel ça m’aide à remettre mes idées en place et à sortir de ma zone de confort, et peut être que certaines personnes se retrouverons dans mes écrits.

Etre, différemment

Pour moi je suis normale, c’est les autres qui sont différents, mais comme je suis en minorité forcement c’est à moi qu’on demande de changer. C’est comme si je savais que j’étais différente mais sans savoir en quoi, ni dans quel mesure, ce n’est que depuis quelques années que j’y réfléchi, que je me compare et que je découvre que les autres pensent autrement sur plusieurs points . Pourtant tout était sous me yeux, et c’est bien pour ça qu’on essayait de me changer ou que je me trouvais dans des situation difficiles.  Tout commence avec cette article qui résonne toujours en moi, le premier ou j’évoque mes expériences et mon enfance, le début de ma réflexion. Je ne jouais pas avec ce qu’il faut, ni comme il faut et certains plus ou moins proches essayaient de changer ça. J’ai interprété leurs actions comme si ils voulaient me modeler en petite fille, à cause des poupées ou du rose à outrance qui ne me plaisait pas, on ne m’offrais pas forcement ce que je désirais mais plutôt des objets « normaux » de petites filles qui ne me plaisait pas.. or je pense avec le recul que ce n’est pas mon coté « garçon manqué », c’était tout mon être qui était différent et qui était rejeté et modelé pour entrer dans la norme. Plus tard ce sont les enfants à l’école qui focalisent sur ceux qui sont différent, à ce moment là j’ai appris à rendre les coup, et à essayer de me fondre dans le décor, encore plus, question de survit. J’ai donc grandit avec ce décalage avec la norme et le rappel constant qu’il fallait être dans cette norme. Je ne l’ai pas bien vécu parce que j’avais l’impression qu’on ne m’acceptais pas comme je suis, que je n’étais pas assez bien, que je méritais pas l’affection et l’acceptation, qu’il y avait un dysfonctionnement que je devais pallier, à moi de m’adapter.

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