Catégorie : Acceptance

Mes réflexions sur l’acceptation, la confiance en soi, le rapport aux autres ou la féminité. Je ne prétends pas détenir la vérité pour savoir « comment s’assumer », chaque parcours est différent et chacun doit se faire sa propre réflexion. je partage mon expérience pour vous donner un point de vue différent.

Militer? (je suis sur youtube)

Hello! J’espère que vous avez passé une bonne fin d’année!
Cette semaine pas de tenue, j’ai été bien occupé, et je vous ai aussi préparé quelques vidéos!
Bientôt viens l’heure du bilan, pour ma part je viens vous parler de mes objectifs! Sachant que j’ai émis le souhait de militer d’avantage en début d’année, j’ai souhaité voir ce projet se concrétiser avant que l’année se termine.
Vous pouvez donc me retrouver sur Youtube, j’ai l’intention de parler de lutte contre la grossophobie et pourquoi pas de mode ou de confiance en soi. J’avais déjà essayé de m’exprimer en vidéo, il ne me manquait plus qu’une caméra correcte.Les vidéos en elles mêmes, sont assez simple pour le moment, je débute, je ne peux que progresser.. Je ne suis pas quelqu’un de trés dyamique ou enjouée, surtout parce que les sujets sont serieux et que ca me demande beaucoup de réflexions. Ca ne me vexe pas si vous mettez la vidéo en acceléré.. promis ca iras mieux avec le temps.N’hésitez pas à me donner vos avis, que ce soit sur la vidéo, le sujet, ou des idées de discutions.

Je partage avec vous ma première vidéo sur ma vision du militantisme qui est plutôt une intro à la vidéo suivante, et sur la lutte contre la grossophobie, avec le bodypositisme completement faux et hypocrites, et aussi mes espoirs pour une lutte plus organisée et fédératrice.

« C’est pour ton bien » ou « pourquoi faire des remarques aux gros qui n’ont rien demander »

Difficile de faire plus explicite, au moins vous êtes fixés, nous allons parler de grossophobie (assumé ou subtile). Evidemment on peut avoir des remarques déplacées dans plusieurs cas, mais je parle surtout de ce que je sais.

L’autre jour sur Facebook je me retrouve encore une fois devant une histoire de commentaires grossophobes dans le genre « c’est pour ton bien ». Je ne développerais pas la (non) pertinence de ces propos, depuis le temps vous savez ce que j’en pense! Que chacun fait se qu’il veux de son corps et de sa vie! Ce genre de remarques sont souvent déplacées, infantilisantes et inutiles, surtout sur le net quand elles sont adressées à des inconnus. Ca n’apporte rien de positif et pourtant c’est souvent justifié par de bonnes intentions. Je me demande juste: POURQUOI?? Pourquoi écrire ce genre de commentaires et le faire PUBLIQUEMENT. (suite…)

Etre une femme..

[Ce texte pourrait contenir des propos blessant (potentiellement oppressif ou transphobe), il n’a pas été modifié encore et est basé sur des reflexions faites lors de mon enfance et ma vision du genre à ce moment là. Avec les années mon point de vue à changé, j’ai appris et j’ai compris certaines choses]

Je voulais revenir un peu sur le sujet de la « féminité ». Quand j’ai écris l’article sur la mini-jupes j’ai évoqué le sujet, mais il est passé inaperçu. Je suis consciente que les gens voient avant tout le fait qu’une grosse porte une mini-jupe, c’est vrai aussi que j’ai parlé du fait de s’assumer et de suivre les règles -ou pas? Mais pour moi le blocage se situais plus au niveau de la « féminité » que de la morphologie. Sinon des mini-jupes j’en porte souvent, mais avec des baskets, des leggings, pour faire du sport ou être à l’aise. Vous voyez la différence? Je pense que pour vous aider à comprendre l’enjeu pour moi je vais vous raconter mes réflexions sur le sujet.

(photo  par Velvet d’amour, avec une des photos où je me sens le plus « femme », je n’assume pas toutes cette féminité mais j’adore cette photo!)

velvelt photographie sur le théme de la féminité
Souvenir d’une journée mémorable avec Velvet D’amour pour le magazine volup2  sur le thème de la féminité

On ne naît pas femme, on le devient?

Cette question je me la pose depuis des années, bien avant le débat sur le genre. C’est d’autant plus intriguant pour moi quand je me demandais ce qui faisait qu’une personne se sente « femme » (une personne = quelque soit son sexe de naissance). Qu’est ce qui fait de moi une femme? Clairement j’avais le corps d’une femme, depuis très tôt même, mais j’étais ce qu’on appel un « garçon manqué ». J’aimais les trucs de filles, mais aussi les autres jouets pas fait « pour moi ». Je me battais quand il le fallait, j’étais plus violente que délicate, mes loisirs, mes goûts et mon caractère ne collait pas avec ce qu’on attendait de moi. Les réflexions n’étaient pas explicites, je pense que quand on est une petite fille comme il le faut on ne sens pas les remarques, mais moi je sentais une certaine pression, je n’étais pas comme il faut. Ces injonctions « une fille doit s’asseoir ainsi », « une fille ne dois pas » « une fille.. », « une fille.. »… Ça me rendait triste, mais je me suis affirmée, rebellée contre ces obligations, et de façon plutôt violente puisque j’ai rejeté tout ce qui était connoté comme étant féminin, je refusais le rose, les robes et des froufrous. Jusqu’à  mes 15/17 ans je me suis habillée en survet/baggy, j’avais également des difficulté pour identifier mes sentiments et rejetais toutes marques de faiblesse et d’émotion, avec mes frères et sœurs j’aidais mon père avec les travaux manuels (menuiserie, maçonnerie, peinture, élevage d’animaux etc) et j’étais toujours percue comme trop brusque et « violente ».

Je ne sais pas si c’était juste mon caractère, le fait de vouloir rejeter toutes « faiblesses » que je ne comprenais pas ou si le fait de « ne pas être une fille comme il faut » m’a poussé à refoulé toutes traces de féminité, mais le résultat était la.. je ne regrette pas la personne que j’étais mais je pense que j’aurais pu rencontrer cet partie « femme » de moi plus tôt si je ne le l’avais pas si bien enfouie et si j’avais compris que c’était un petite partie de moi.

Une enfant dans un corps de femme

En parallèle de ma vie de « garçon manqué », mon corps de femme se réveillait. Autant vous dire que je n’étais pas pressé, je me sentais déformé comme beaucoup de jeunes filles, et à 11/12 ans je découvris le fardeau que je devrais porter toute ma vie. A coté des « il faut », il y a aussi les « il faut pas », la liste est longue, c’est à partir de ce moment qu’on comprends qu’on deviens une femme et que notre corps, ben ce n’est plus trop notre corps en fait. Quand on a une grosse poitrine par exemple, on a beau être une gamine, on est sexualisée d’office. On dira aux enfants « cache-toi, ne te montre pas, car le monde est pleins de prédateurs, et tu es une proie », sous-entendu fait attention pour ne pas te faire prendre, car un prédateur reste un prédateur et malheureusement ça veux aussi dire qu’il iras « avec un peu de chance » s’en prendre à quelqu’un d’autre. Ça je l’ai très bien intégré, j’en avais marre de ne pas pouvoir me maquiller ou ne pas mettre de haut car on voyait trop ma poitrine, car l’autre en face ne peut pas se contrôler, et c’est à MOI de gérer ses PULSIONS? Ce manège à continué jusqu’à mes 17 ans quand je suis arrivé à Paris, je me faisait suivre, je me faisait insulter si j’avais le malheur de ne pas trouver le dragueur à mon gout (de dire NON quoi), on me touchait le bras, le dos, on m’expliquait que si je me maquillais c’était pour plaire aux hommes DONC je devais faire avec la drague (plaire aux hommes? à tout les hommes? Vieux monsieur de 40 ans et + tu vois pas que je suis mineure!!!) En fait non je ne disais rien, je m’éclipsais, disparaissais, j’avais trouvé des techniques pour ignorer les gens, ne pas me mettre en valeur pour ne pas faire genre je veux être dragué, jamais de décolleté ou de vêtement courts, pas de sorties le soir, pas de ballades dans les quartiers à risque. Pour savoir si on me suivais j’entrais dans les boutiques et je tournais en rond dans les rayons, je faisais des détours et revenais sur mes pas pour voir si la personne va à un endroit ou me suis bêtement. Quand je disais NON à plusieurs reprises et que la personne insistais j’allais vers la foule ou vers les caméra de sécurité si il y en avais, et quand on demandais si je voulais pas « faire un geste et boire un café » je répondais haut et fort que je ne veux pas. La liste est longue.. le plus triste est de voir que toutes les femmes ont des trucs quand elles sortent seules.

La différence entre la drague et le harcèlement?

Depuis quelques temps le mot est lancé, « le harcèlement de rue » est sur toutes les bouches. Il y a celles qui en tremblent et ceux qui en rigolent. Inutile d’essayer de convaincre ceux qui s’en moquent, je n’ai pas le temps, ni la force d’essayer. J’ai énuméré plus haut ce qu’on peut qualifier d’harcèlement, ce n’est pas de la drague, ce n’est pas plaisant, au contraire c’est une agression. On a tendance à penser que les agressions sont uniquement physiques, or il ne faut pas minimiser les petites agressions, celles qui ne laissent pas de traces sur le corps mais nous marquent l’esprit. Tout ce temps à éduquer les jeunes filles pour qu’elles ne se fassent agresser, il ne faut pas oublier d’éduquer les jeunes garçons pour qu’ils n’agressent pas. Tout le monde a peur pour sa fille ou sa nièce, mais personne n’a envie d’imaginer son fils ou ses neveux comme agresseur potentiel, pourtant dites vous que les agresseurs ont aussi une mère, une famille, qu’ils rentre ensuite chez eux et retrouvent parfois une femme et des enfants, et le lendemain ils repartent travailler comme tout le monde. J’ajouterai qu’en ce qui concerne les agressions sexuelles, la majorité ne se passent pas avec des inconnus mais avec des proches! Des proches qui pensent qu’un « non » est un « peut être », qu’un service rendu vaut bien un petit effort physique, qu’une pulsion est faite pour être assouvit. Ce n’est pas des sujets que j’aborde habituellement car je ne sais pas exprimer clairement ce que je souhaiterais dire, et que d’autres blogs le font beaucoup mieux, mais c’est la journée contre les violences faites aux femmes, alors c’est l’occasion d’en parler, même maladroitement.

Etre une femme?

Après cette parenthèse très importante, vous comprendrez peut être mieux pourquoi j’avais peur d’être « vulgaire », ou trop « sexy ». C’étais en moi, sans même y penser consciemment je faisait tout en fonction de l’endroit ou j’allais, ce que j’allais faire, l’heure à laquelle je sortais. Tout était calculé pour minimiser mes chances de me faire embêter. C’est déjà difficile en tant que femme, mais en plus je ne passe pas inaperçue, j’avais beau me faire toute petite et m’effacer, on me remarquait toujours..

C’est entre mes 19 ans et 20 ans que j’ai eu une révélation, je ne sais pas si c’est l’age, mais je ressentais le besoin d’exister. Je n’en pouvais plus de m’effacer, j’avais une forte personnalité et ça ne se voyait pas du tout dans mes habits larges et sombres. C’est à ce moment la que je me suis tourné vers internet pour découvrir l’industrie de la grande taille. Les personnes que j’ai rencontré et les événements auxquels j’ai participé m’ont aidé à découvrir une autre facette de moi. J’ai essayé toutes les coupes, toutes les couleurs, pour voir où je me sentais à l’aise. J’étais prête à tout vestimentairement parlant, je n’avais pas envie de m’enfermer dans une vision de la féminité, j’en avais assez des règles et des codes pour « être une femme ». Je suis complètement contre cet idée de la féminité ou il faut être maquillé, avoir de long cheveux, avoir des seins et porter des robes. Je pense que ma façon d’etre « femme » c’est avant tout être bien dans mon corps. Pouvoir marcher la tête haute, ne pas avoir honte de son corps et aimer chaque recoins. Je suis loin d’être à l’aise avec tout ce qui est connoté « femme », je n’arrive à être à l’aise que dans certains espace « safe » (sécurisé), avec des gens que je connais, dans certains contexte ou certains lieux. Je pourrais porter une robe courte en sortant entre copines, mais pas un t-shirt rouge si je sort seule le soir.  Je suis consciente que le problème c’est eux, pas moi, mais je ne peux m’empêcher d’y penser..

Avec les années je peux mettre des mots sur ma colère, ma frustration et je me sens plus libre. J’arrive à me dire que ce n’est pas à moi de changer. Je sais aussi qu’il n’y a pas une façon d’être femme, les cases et les étiquettes ne sont pas nécessaire, il faut vivre sa féminité comme elle est. Même si cela veux dire s’imposer, même si il faut changer de sexe ou s’habiller différemment, même si les autres ne comprennent pas et veulent nous imposer leurs règles. Si j’en parle c’est parce que j’espère que ça touchera une personne ou deux, qu’elle (ou il) se rende compte que ce n’est pas normal de vivre ainsi. Oui j’ai des complexes, mais pas ceux qu’on croit..j’en parle parce que je n’ai pas honte d’avoir peur, j’en parle pour avancer personnellement aussi, et j’en parle pour que vous y réfléchissiez et puissiez relancer le sujet avec votre filles, ado, nièce, mère..

Quand je compare les photos je vois le changement, la Chloë dure et forte est devenue plus molle à l’intérieur mais a plus d’assurance, même si c’est pas encore gagné 🙂

Cadeau, voyez comme je souriais beaucoup 😀

15 ans env, vive le noir <3

chloechloe (3)


 18 ans environ en revenant de paris j’ai découvert la couleur 😀

chloe (2)


21/22 ans je découvre les shootings, oops c’est court!

plus size pin up
Shotting avec cosmo plus , pour mettre en valeur les differentes formes de beauté http://www.cosmoplusasso.com/

Et c’est pas fini..

plus size clothing onoz
Shooting pour la marque Onoz.fr

Le cas de la mini jupe

L’article d’aujourd’hui fait un peu écho avec le défi French curves de ce mois-ci, moi qui adore les jupes patineuses et les jupes aux genoux, j’ai mis deux fois une mini-jupe la semaine dernière! C’est une bonne excuse pour partager ma réflexion avec vous, pour ceux qui se demandent ce qui m’a fait changé d’avis, ou encore ceux qui ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas envie de me cacher, c’est en dessous des photos ↓↓↓↓↓↓

tenue du jour avec une mini jupe grande taille Kiabi

(suite…)