Depuis quelques semaines je rédige un article sur des questions qu’on me pose souvent « comment s’accepter, s’aimer ». J’ai essayé de parler de mes expériences, mais je ne suis pas très complexée physiquement, comme tout le monde quoi, mais je ne me met pas de barrière de ce coté là. Mes complexes je n’en parle pas souvent, c’est difficile à comprendre, mais c’est peut être le moment d’écrire la dessus. Déjà ça peut aider à  comprendre l’article qui viens, ensuite d’un point de vu personnel ça m’aide à remettre mes idées en place et à sortir de ma zone de confort, et peut être que certaines personnes se retrouverons dans mes écrits.

Etre, différemment

Pour moi je suis normale, c’est les autres qui sont différents, mais comme je suis en minorité forcement c’est à moi qu’on demande de changer. C’est comme si je savais que j’étais différente mais sans savoir en quoi, ni dans quel mesure, ce n’est que depuis quelques années que j’y réfléchi, que je me compare et que je découvre que les autres pensent autrement sur plusieurs points . Pourtant tout était sous me yeux, et c’est bien pour ça qu’on essayait de me changer ou que je me trouvais dans des situation difficiles.  Tout commence avec cette article qui résonne toujours en moi, le premier ou j’évoque mes expériences et mon enfance, le début de ma réflexion. Je ne jouais pas avec ce qu’il faut, ni comme il faut et certains plus ou moins proches essayaient de changer ça. J’ai interprété leurs actions comme si ils voulaient me modeler en petite fille, à cause des poupées ou du rose à outrance qui ne me plaisait pas, on ne m’offrais pas forcement ce que je désirais mais plutôt des objets « normaux » de petites filles qui ne me plaisait pas.. or je pense avec le recul que ce n’est pas mon coté « garçon manqué », c’était tout mon être qui était différent et qui était rejeté et modelé pour entrer dans la norme. Plus tard ce sont les enfants à l’école qui focalisent sur ceux qui sont différent, à ce moment là j’ai appris à rendre les coup, et à essayer de me fondre dans le décor, encore plus, question de survit. J’ai donc grandit avec ce décalage avec la norme et le rappel constant qu’il fallait être dans cette norme. Je ne l’ai pas bien vécu parce que j’avais l’impression qu’on ne m’acceptais pas comme je suis, que je n’étais pas assez bien, que je méritais pas l’affection et l’acceptation, qu’il y avait un dysfonctionnement que je devais pallier, à moi de m’adapter.

Penser différemment

Je vais essayer de vous expliquer plus concrètement les choses. Je dirais qu’un de mes complexes, c’est le cerveau. Au début je pensais que j’étais idiote, parce que je ne pouvais pas faire des choses simples, appliquer des consignes, ou simplement écrire sans fautes, ou avec des accents ou accorder les temps. J’avais une façon de penser différente, j’appliquais la règle « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » (j’aime les choses compliqué!), j’avais des facilités pour ce qui était logique ou mathématique, mais je me focalisais sur mes échecs et les choses que tout le monde peut faire facilement, sauf moi, je me sentais vraiment nulle. Quand les gens parlaient d’un sujet, je voyais les choses différemment plutôt d’un point de vue logique, du coup on ne se comprends pas et c’est toujours à moi de faire l’effort de comprendre la majorité et non l’inverse. On me reproche souvent de compliquer les choses ou de trop analyser, c’est bien si je dois écrire des articles sur un sujet précis que je peux décortiquer, mais au quotidien c’est difficile à gérer. J’était souvent complètement larguée.

S’exprimer différemment

Tous se complique quand je dois m’exprimer. J’ai pas mal d’idée dans la tête, ça va très vite, mais au moment de retranscrire ça en mot ça deviens fastidieux. Déjà je pense en image, j’ai appris que ce n’est pas le cas de tout le monde, je n’arrive pas a imaginer comment font les autres! Donc je vois des images colorées, des concepts, des mécanismes, des idées qui interagissent et puis ensuite il faut retranscrire tout ça en mots..c’est comme chercher dans un tiroir avec des milliers de mot qui se bousculent, jamais un texte n’exprimera ce que j’ai dans la tête. Le problème c’est que c’est processus lent, le temps de verbaliser quelque chose, je pense déjà à autre chose, tout va très vite et les idées s’enchaînent et parfois je suis au bout d’une idée et il me viens une image d’une idée précédente qui faisait son bonhomme de chemin en arrière plan, et  si je parle je dois lutter pour ne pas faire de digression et complexifier un discours qui est déjà confus pour la majorité. Encore une fois je me suis adapté, ne pas réfléchir trop longtemps, mais ne pas couper la paroles quand l’idée arrive enfin alors que le sujet aura changé 3 fois, ne rien dire parce qu’au final tout le monde s’en fou et essayer de réfléchir au sujet présentement discuter pour essayer de s’exprimer la maintenant! « Elle n’a rien dans la tête » se disent certains, alors qu’en fait c’est tout le contraire, il y a trop de choses. Avec le temps j’ai aussi appris à écrire pour organiser les choses, il y a aussi ce qu’on appel des script qui sont utiles par exemple en cas d’anxiété, c’est ce qu’on fait inconsciemment quand on se répète une situation dans la tête, pour aller chez le médecin ou appeler (deux choses que je n’aime pas brrr) en se faisant son scénario ça permet de savoir ce qu’on va dire, c’est plus rapide, pour reprendre l’image du tiroir au lieu de chercher des mots, les retirer et de les assembler, c’est comme prendre des phrases toutes faites et les dire directement. La par exemple j’ai déjà formulé mes pensées sur ce sujet, si on me pose une question même personnelle j’aurai moins de difficulté à répondre avec une idée de cette article, parce que j’ai déjà tout ranger dans ma tête.

En plus de changer ma façon de m’exprimer, j’ai aussi changer les mots que j’utilisais, vocabulaire trop soutenue, trop compliqué. j’ai cru que ça allait être mieux à la fac, même pas. Je me suis forcé à utiliser un vocabulaire courant, et d’ailleurs instinctivement je le fait souvent sur le blog. Je trouve ça dommage avec le recul de devoir renoncer à des mots compliqués mais avec une belle musicalité ou un concept riche derrière. Mes pensées étant déjà trop compliqués, j’ai peur de perdre les gens en route. Mes mots préférés à l’époque étaient par exemple manichéen, dichotomie, ou mélancolie, malheureusement j’arrive pas à les caser souvent..

Ressentir différemment

C’est une des choses qui me pose le plus problème.  J’en avais un peu parlé dans l’article que j’ai linké au début, c’est une chose que j’ai toujours su sans pouvoir comparer avec quelqu’un dans la norme. Je perçois le monde assez fortement, je ne supporte pas l’injustice et les inégalités et ma sensibilité me pousse souvent à m’isoler. Pourtant ces choses là je ne les exprime pas, je n’y arrive pas. J’insiste bien sur les fait que j’ai des sentiments, et d’ailleurs parfois je partage ma sensibilité avec vous, parce qu’en fait ma façon de ressentir les choses s’apparente à l‘alexithymie, il parait que c’est assez courant, mais surtout chez les hommes. Si je me retrouve dans la définition, ce n’est pas le cas pour la version psychanalytique, ou ceux qui dise que c’est une absence de sentiment (!!!). En fait je ressent les choses, c’est là, mais je n’y suis pas connecté. Je sais surtout qu’il y a quelques chose quand mon ventre se noue ou que ma gorge se sert, je me sens submergé quand c’est fort, je ressent une violence à l’intérieur, mais en fait je ne sais pas ce que c’est, je ne sais pas ce que je ressent.. avec le temps j’ai appris à analyser les choses, mais ça ne viens pas instinctivement.. Je vous parlez par exemple de ma façon de gérer cela enfant/ado, j’interprétais tout sentiment comme de la colère parce que c’était assez violent, je ne comprenais pas donc je mettais tout ça dans un coin. Ça me faisait mal, ca n’avais pas de sens, je pensais que ressentir des choses me rendait vulnérable, ça me rendait bizarre, donc je rejetait tout. Mais le problème c’est que ça s’accumule et que ça doit ressortir d’une façon ou d’une autre.

La deuxième chose c’est que même en identifiant, il est difficile d’exprimer les sentiments en verbalisant ou même en pleurant. Ça bloque à l’intérieur. Au début, je recopiais des poèmes qui ressemblait à ce que je pensais ressentir, j’écrivais de plus en plus et dessinais aussi. Ça me permettait de faire le tri, et verbaliser tout ça en rendant les choses plus concrète, c’était comme si je faisait sur du papier le travail que je n’arrivais pas à faire à l’intérieur.

Avec le temps j’ai fait un gros travail sur moi, j’ai cette volonté de comprendre et de digérer ses sentiments au lieux de les laisser dans un coin, même si ça prend du temps. Si quelqu’un pourras instinctivement réagir et exprimer son ressenti, il va me falloir quelques heures, ou jours, pour tout digérer selon l’intensité, et encore du temps supplémentaires pour le verbaliser. Quand je vous disais dans l’autre article qu’il m’a fallu des années pour l’écrire, c’est au sens littéral. Sur le blog ça m’a souvent bloqué, par exemple au moment de lire des commentaires sur des sujets sensibles, je n’arrive jamais à répondre, parfois les mots viennent plus tard mais je n’ose plus poster quelques semaines plus tard.. j’ai toujours culpabiliser pour ça, mais maintenant j’accepte aussi que c’est comme ça que je suis. Je me suis longtemps pensée insensible ou sans cœur, car c’est ce qu’on me disait, maintenant je sais que ce n’est pas vrai.

Pour ces raisons, il m’est aussi difficile de comprendre les sentiments des autres de façon instinctive, ma (re)connaissance des émotions n’a fait que grandir, j’ai énormément progressé depuis mon enfance et je pense pouvoir comprendre les choses maintenant, mais je m’appuie toujours sur la logique dans un premier temps pour décrypter le contexte, par exemple le rapport entre un événement récent et les pleures d’une personne. Cela me permet aussi d’avoir une certaines distance et de ne pas trop me laisser submergée, car même si je ne comprends pas, je ressent les choses et c’est encore plus perturbant. Du coup je peux passer pour une personne froide car mes réactions ne sont pas forcement appropriées, ou sont décalées, encore une fois j’ai évolué la dessus mais je pense qu’il y aura toujours ce petit décalage. En psychiatrie, on peut dire que j’ai peu d’empathie, parce que je ne comprend pas toujours ce que ressente les gens, ce que les gens comprennent souvent par « elle ne ressent rien, elle est vide ». En fait les gens confondent l’empathie au sens courant et le sens psychologique qui différencie empathie cognitive et émotionnelle (comprendre et ressentir les sentiments des autres), j’espère que mes échanges avec vous vous prouve que je ressent des choses (!!), je ressent aussi de la peine quand je vois quelqu’un pleurer, la différence c’est que je vais avoir plus de mal à me connecter affectivement, et à comprendre les causes de cette tristesse. Si j’ai vécu de choses similaires c’est plus facile, mais parfois il y a des situations nouvelles ou des concepts qui ne m’évoquent rien, par exemple le mariage qui n’a pas de sens dans mon monde, je sais très bien que les gens sont heureux quand ils se marient et quand des amis se marient je ressent cette joie et la partage avec eux, en fait le sentiment lié au mariage je ne le ressentirais jamais, mais je peux ressentir la joie donc je sais que mes amis ressentent un sentiment semblable, il me manquera juste des nuances entre le sentiment « joie » et « joie de se marier ». Avant c’était pire, à 15 ans vous veniez me dire que vous vous marriez, je vous réponds « ok » , si vous m’expliquez pas ce que ça représente je ne peux pas l’imaginer et je ne saurais pas qu’il faut féliciter. Maintenant cette réflexion je peux la faire toute seule, c’est quelque chose que j’ai appris, même si il y aura toujours des petites incompréhension pour les situations nouvelles.

Avoir un cerveau différent

Revenons à cette histoire de cerveau. Je vous ai exposé quelque une de mes difficultés (c’est déjà beaucoup). Tout cela m’a fait sentir cassée, ou défaillante, j’avais pas une grande estime de moi de ce coté là. J’ai vécu une grande partie de ma vie en m’adaptant constamment, et personne ne le vois car ma différence est invisible. Je la cache du mieux que je peu, mais c’est fatiguant, et c’est dévalorisant. J’essaye à présent de me focaliser sur ce que je peux faire! Mais ça reste compliqué, au quotidien, je réfléchi beaucoup, j’ai un cerveau qui ne s’éteint jamais (coucou insomnies), j’aime analyser les choses, et comprendre leur fonctionnement, c’est comme ça que je suis, mais c’est aussi comme ça que je m’adapte. Ça me tue parfois de voir que quand j’en parle les autres trouvent ça normal. Non ça ne l’est pas, c’est fatiguant! c’est des efforts que je fait, et qui ne sont même pas remarqués car être dans la norme est l’objectif absolu. Récemment j’ai découvert un terme qui m’a plu, « neuroatypique » ou « neuroatyical/neurodivergent » en anglais, c’est le fait d’avoir un cerveau « branché » différemment. Toi t’es pc et moi mac, mais le coté tendance en moins. Les gens qui ont un cerveaux dans la normes sont appelé Neurotypique (NT). Ce n’est pas normal/anormal (sous entendu inférieur, cassé), mais plutôt dans le fait d’avoir un cerveau dans la norme/hors norme sans qu’il y ai une notion de supériorité, juste de minorité. C’est un terme utilisait au début pour l’autisme, mais qui regroupe maintenant toutes différence au niveau du cerveau comme les troubles de l’apprentissage DYS :dyslexie (lecture), la dyspraxie ( développement moteur et ’écriture), la dyscalculie (activités numériques), la dysphasie (langage oral), les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, la bipolarité, la schizophrénie, l’autisme, et autre différence neurologique ou assimilé comme tel comme les gens hypersensible, ou surdoués (qu’on appelé parfois haut potentiel ou zébré). Ces différences, considérés parfois comme handicapantes, et parfois comme des maladies, sont liés souvent à la psychologie ou la psychiatrie, en France la psychanalyse domine encore, c’est l’analyse des mécanismes de la pensée et ça ramène souvent à l’enfance, en essayant de trouver des déclencheurs et des causes. Sauf que ca ne fonctionne pas toujours pour les conditions cités plus haut, parce qu’on née comme ca, et que l’interprétation psychanalytique nie quelques particularités et façon de fonctionner. Du coup même si vous arrivez par chance à vous définir, il faut encore tomber sur des personnes et des méthodes qui correspondent, en cas de difficultés et/ou traitement.

Tout ça pour vous dire que j’aime bien cette vision des choses. J’ai passé des années à essayer de combler une différence, et à me focaliser sur mes échecs, pour mieux faire. Je n’avais pas vu qu’a coté j’avais des atouts, bien que différents et peu valorisé dans un monde normé, si je m’entoure bien et que je cherche ce qui me correspond au lieu de chercher à correspondre aux autres (surtout dans le contexte du monde du travail), ça iras mieux. Je me sens mieux. Je suis consciente que le monde n’est pas forcement adapté, c’est comme à l’école on emploi des barèmes et des systèmes pour quantifier et qualifier l’apprentissage, mais si vous avez 20 en math et que vous avez des difficultés d’apprentissage écrite ou oral ça sera perçu comme un échec parce qu’il faut évoluer dans tous les domaines. Pourtant cela ne défini pas notre valeur, ou notre potentielle, ni notre avenir, juste notre aptitude à restituer ce qui est demandé dans le cadre des tests et des devoirs. En dehors de ça nous avons d’autres qualités, peu valorisé mais très intéressantes. Il faut parfois se valoriser en utilisant d’autres grilles d’évaluation, trouver sa propre norme, peut être diversifier son entourage et voir d’autres communautés.

J’espère ne pas avoir été trop confuse, il m’arrive souvent de vouloir écrire, et je ne publie jamais, car pas assez clair, trop confus, trop d’idées.. mais j’ai fait des essaies, et j’ai souvent été très bien reçu, j’ai été lue et comprise, et ça me conforte dans l’idée qu’il faut essayer et repousser les limites. Comme pour les complexes physiques, nous nous mettons souvent nos propres barrières, nous n’osons pas. Mais si les autres peuvent s’exprimer, et écrire des livres, et des blogs, alors ma paroles mérite d’exister et d’être entendu, au moins ça me fait du bien, et en publiant ça me permet d’échanger avec vous et parfois à trouver des personnes qui vivent la même chose et n’ont pas encore trouvé les mots. Je suis contente de pouvoir partager ça avec vous et d’aborder des sujets qui ne n’avais pas jusqu’à lors leurs place sur le blog, mais qui font parti de moi et de mes intérêts.

4 Comments on S’aimer differement

  1. Oh Neiko!
    Comme je me reconnais par fois dans certaines de tes description, la honte et l’incompréhension de qui nous somme. Non pas physiquement. je n’ai plus vraiment de barrière à ce niveau la, mais psychiquement.

    Souvent on me dis, oh, ça va tu n’est pas la seul, tu n’est pas unique, tu n’est pas si différente, car je fait tout pour m’adapter et vivre comme les autres. Mais c’est si difficile, d’avoir un cerveau qui va vite, et qui ne s’arrête jamais.

    Je suis dyslexique, dysorthographie et surdouée.
    j’ai un sens de la spatialités qui est supérieure a celle des hommes alors que ce sont les maître dans ce domaine( j’ai fait des teste chez un psy et je dépassait la note de certain de ses patient qui était étudiant en archi qui sont sensée être les meilleurs) Et pourtant on me prend pour une idiote car j’écris avec des fautes que je ne vois pas, ou pour une snobe a l’orale car j’utilise des mots trop complexe pour la moyenne quand je me lâche et que je suis dans une conversation qui tend a intellectualisée.

    je n’arrive pas a me fixer professionnellement, car j’aime toucher a tout que que tout les boulot ou j’ai été au bout de 2 mois, j’ai fait le tour et je m’ennuie et déprime. Bien sur je ne montre jamais ça, mon sourire et ma joie de vivre sont mes deux plus gros bouclier, mais j’ai un immense complexe de qui je suis. car je ne suis pas dans la norme et que je sais faire trop de chose, ce qui est hors norme. les autres ne comprennes pas. Du coup je me focalise sur ce qui est différent par fois et j’en soufre, ça me freine, me bloque, et empêche d’avancer.

    Merci pour ce texte et ce témoignage. j’adorerais pouvoir passe plus de temps avec toi.

    • Si on vis la même chose on se comprends. les autres ne voient pas les efforts derrieres, parfois ils remarques que ca ne vas pas mais ne savent pas que sans tant d’efforts ca serait pire.
      Pour les idées qui vont trop vite c’est pareil, et quand je me plaint de trop réflechir (le soir) on me dit qu’il suffit de mettre sur off, mais c’est impossible, j’ai besoin de tout comprendre et de tout analyser, ce qui est un bonheur souvent, mais une plaie quand il faut dormir ^^
      C’est pareil aussi pour l’orthographe, j’ai pas eu de difficulté d’apprentissage, juste pour l’ortographe, et les lettres qui s’inverses et les lettre qui « bougent » d’ou les couleurs et le gras partout, mais bon c’est pas trés « grave » c’est juste que ca me complexe enormement..Je comprend tes complexes, surtout que les gens qui ne savent pas jugent trés vite et se disent elle ne sait pas ecrire, elle n’est pas instruite..
      Quand au Qi, j’ai fait les test mais je n’ai pas de chiffre, ce n’etait pas l’objet de la consultation, donc je sais que je suis dans la « moyenne haute » tout en étant bien au déssus pour le visio spatiale, ce truc « d’homme » lol. C’est pratique pour coudre :D, et faire des deco de pieces dans sa tête. Bref je raconte ma vie, mais c’est vrai que je comprend ce que tu dit. Le fait de s’adapter tout le temps « par le bas », et le besoin d’etre stimuler intellectuellement sinon ca deviens deprimant. Justement ce blocage au niveau de l’ecriture et de l’expression m’empeche de m’epanouir dans ces domaines alors qu’au fond j’adore apprendre et partager sur pleins de sujets. c’est une lutte personnel, c’est difficile d’en aprler à moins de trouver des personnes qui comprennent tout de suite.. Quand au travail c’est l’angoisse, j’ai été celle qui était bonne en plein de choses,ca rentrait dans ma tete sans avoir besoin d’apprendre ou de faire des efforts, mais à la fac je me focalisait sur mes echecs, ca me prenais tout mon temps et tout mon energie alors que j’aurai pris un truc moins littéraire j’aurai pu développer d’autres aptitude. Mais en même temps, ce sont des choses basique qui me bloquait, beaucoup de grammaire francaise et anglaise, et des redaction, traductions etc, des choses « normal » pour les autres. Mais c’est fini je ne regrette plus le passé, les années « gachés », j’essaye de faire mieux maintenant on verra.. moi même je suis en train de chercher une voix professionnel et c’est l’angoisse..
      (Bon je parle trop) Ca me fait plaisir d’être comprise. Même si je n’ai pas de diagnostique précis du coup je ne veux pas parler au nom d’une communauté, mais ca fait du bien. En plus j’aime ton univers, et ta sensibilité et ta façon particulière de mixer les imprimer et les couleurs, et a chaque fois je me dis que tu dois avoir de belles couleurs dans la tête (avec des lapins^^) et du coup ca me conforte dans l’idée que ca doit etre sympa dans ta tête.

  2. Evidemment, tout cela me parle beaucoup, étant une neurotypique qui a un enfant neuroatypique (mais je pense que les chats ne font pas des chiens…). Ce sont des emotions qu’il vit, et dont on parle.
    Je trouve terrible que les personnes fonctionnant différemment doivent toujours s’adapter au monde, qui lui ne cherche jamais à s’adapter à eux…
    Merci pour cet article et bcp de courage pour la vie dns ce monde qui ne vous comprend pas souvent…

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